01 juin 2008
Définition
Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années. Dans son acception commune, ce terme est appliqué au changement climatique observé depuis environ vingt-cinq ans, c'est-à-dire depuis la fin du XXe siècle.
La plupart des scientifiques attribuent à ce réchauffement global une
origine en grande partie humaine. Le Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) est chargé d'établir un consensus scientifique sur cette question. Son dernier et quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays différents, affirme que la probabilité que le réchauffement climatique soit d'origine humaine est de plus de 90%. Cette thèse est encore contestée par une minorité de scientifiques.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique
Carte de réchauffement climatique
Cette
carte représente les principales répercussions du changement climatique
constatées aujourd'hui (fonte des glaciers, montée des eaux…) et les
effets du changement climatique prévus pour 2050-2100.
Source : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/spip/IMG/jpg/MONDE-08-07.jpg
28 avril 2008
Bilan scientifique
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC)
[Intergovernmental Panel on Climate Change - IPCC] est un organisme
chargé du suivi scientifique des négociations internationales sur le
changement climatique.
Fondé en 1988 par l’Organisation
météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour
l’environnement, il joue un rôle central dans les négociations.
Sa
mission est de rassembler des données scientifiques, techniques et
socio-économiques pertinentes afin d’envisager les risques des
changements climatiques liés aux activités humaines. Il doit également
formuler et évaluer des stratégies possibles de prévention et
d’adaptation.
• Le groupe a publié son premier rapport en 1990. Mis à jour en 1992, ce rapport a servi de base à la négociation de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adoptée à Rio de Janeiro en juin 1992.
• Le rapport publié en 2001, qui comprend trois volets :
- Les bases scientifiques,
- Impacts, adaptation et vulnérabilité,
- Mesures d'atténuation,
fait
état de l'augmentation des indices témoignant d'un réchauffement de la
planète et d'autres modifications du système climatique.
• En février 2007, le GIEC publie le premier volume de son rapport qui établit la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique. C'est le bilan de six années de travaux menés par un réseau de 2 500 scientifiques. Les experts confirment le rôle des émissions de gaz à effet de serre et la gravité des changements en cours : perspective d'augmentation moyenne de 1,8°C à 4°C et hausse du niveau des océans de près de 60 cm d'ici la fin du siècle, généralisation de vagues de chaleur et d'épisodes de fortes précipitations.
• En avril 2007, le GIEC publie le deuxième volume du rapport. Celui-ci établit un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, malgré les réticences chinoises et américaines sur les conclusions, et notamment la demande américaine de retirer la quasi totalité des données chiffrées du résumé. Le GIEC insiste sur deux principaux messages : en premier lieu, le réchauffement déjà en cours frappera toutes les régions du monde, mais prioritairement les pays en développement d'Afrique et d'Asie. Par ailleurs, au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, ce réchauffement aura des impacts négatifs.
• En mai 2007, le 3ème volume sur Le changement climatique 2007 : les mesures d'atténuation est publié à Bangkok. Le rapport établit qu'une action résolue contre le réchauffement aurait un coût relativement modéré et que les 20 à 30 prochaines années seront déterminantes. Le GIEC présente les principales options pour atténuer le réchauffement : diminuer les subventions aux énergies fossiles, encourager les énergies renouvelables, encourager l'énergie nucléaire, capter et stocker le CO2, réduire la pollution des transports, construire écologique, réduire les émissions de l'industrie, modifier les pratiques agricoles et réduire la déforestation.
• Le 12 octobre 2007, le GIEC obtient, avec l'ancien vice-président américain Al Gore, le Prix Nobel de la paix pour «leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme».
25 avril 2008
Conséquences ...
D'après une étude du Centre international de recherches
sur l'environnement et le développement (CIRED), la canicule de 2003
n'était qu'un petit coup de chaud. Concrètement, selon ces experts, en 2070, il fera 45 degrés en moyenne à Paris en été. Cette situation pourrait assécher la Seine, ce qui posera un problème
non seulement au niveau de la faune et de la flore, mais aussi pour le refroidissement des centrales nucléaires qui utilisent l'eau de la Seine.


